Comité consultatif de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Bulletin n°4 - Août 2012

La pauvreté : des visages et des situations multiples

Séparation.

Des progrès réalisés et des défis à relever

Globalement, la pauvreté a diminué au Québec au cours des dernières années, en bonne partie grâce à la mise en place de mesures fiscales avantageuses et à l’adoption de politiques sociales, entre autres, celles touchant le logement1 et les services de garde. Toutefois, il faut reconnaître que ces mesures n’ont pas fait une grande différence pour les personnes seules et les couples sans enfant.

On remarque, depuis quelques années, un accroissement des écarts entre les ménages à double revenu et les ménages à revenu unique. Les personnes seules, notamment celles entre 45 et 59 ans, sont particulièrement touchées par la pauvreté persistante.


1. Il convient de souligner que les efforts consentis pour le logement social ne sont pas suffisants et qu’il faudra maintenir les programmes sociaux pour répondre aux besoins.

En 2010, le taux de faible revenu, d’après la mesure du panier de consommation (MPC), pour les personnes seules était de 25,4 % alors qu’il était de 6,1 % pour les membres des familles de deux personnes ou plus. Pour leur part, les couples sans enfant prestataires d'aide sociale sans contraintes à l’emploi disposaient, en 2011, d’un revenu disponible atteignant seulement 55,6 % de la MPC établie pour la région de Montréal2.

On remarque également au Québec un fort taux de pauvreté chez les travailleuses et les travailleurs. En 2009, parmi les 607 000 personnes de 16 ans ou plus sous le seuil de faible revenu selon la MPC, 189 000, dont 77 000 femmes, avaient déclaré des revenus de travail. Force est de constater que, malgré un revenu de travail, ces personnes demeurent dans une situation précaire.


2. CENTRE D’ÉTUDE SUR LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION (2011), La pauvreté, les inégalités et l’exclusion sociale au Québec : vers l’horizon 2013. État de situation 2011, p. 40.

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