Comité consultatif de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Bulletin n°1 - Février 2011

Le soutien à l'action locale de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Séparation.

Le Comité consultatif de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale a toujours reconnu l’importance de comprendre la réalité des régions du Québec pour mener le combat de façon efficace. À cet égard, chaque année, le Comité tient une de ses rencontres en région afin de discuter avec les acteurs de cette région et apprendre de leur expérience. Ces rencontres ont notamment permis d’alimenter les réflexions du Comité qui ont amené aux propositions contenues dans l’avis intitulé « Le soutien à l’action locale de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale » . Dans cet avis, le Comité explique la nécessité d’améliorer la capacité d’agir des collectivités en misant sur un développement local intégré.

En juin 2010, le ministre de l’Emploi et de la Solidarité sociale a rendu public le Plan d’action gouvernemental pour la solidarité et l’inclusion sociale 2010-2015 dont la première des grandes orientations retenues vise justement à revoir les façons de faire et à rapprocher les décisions des milieux locaux et régionaux. À cet effet, le plan favorise la mise en œuvre et le renforcement de l’approche territoriale intégré en continuité avec les démarches existantes.

L’approche territoriale intégré (ATI)

Au moment où le gouvernement s’apprête à signer des Alliances pour la solidarité avec chacune des régions dans le but de soutenir les efforts de mobilisation et de concertation des acteurs des milieux par un appui financier des démarches locales et régionales, il apparaît important pour les membres du Comité consultatif de rappeler les conditions de succès des démarches intégrées de développement local, telles qu’elles ont été dégagées lors des consultations du Comité. Nous croyons que le respect de ces conditions permettra la mise en place d’actions réellement porteuses de changement.

Rappelons que l’approche territoriale constitue une approche très mobilisatrice de lutte contre la pauvreté et l’exclusion sociale, car au lieu de renvoyer à la correction de problèmes individuels, elle situe cette lutte dans une perspective structurante de développement local. Alors que les conférences régionales des élus (CRÉ), la Ville de Montréal et les nations autochtones se mobilisent pour développer des plans d’action et signer des ententes de partenariat, le Comité consultatif en profite donc pour réitérer des éléments essentiels à cet effort de prise en charge décentralisée.

Un processus qui fonctionne

Les communautés locales, particulièrement celles davantage touchées par la pauvreté, pourront mieux s’approprier leur développement si celui-ci est envisagé dans une perspective globale et intégrée. Il s’agira de transformer des problèmes en projets collectifs. Toutefois, pour qu’elles soient une réussite, les démarches de développement local doivent respecter certaines conditions parmi lesquelles on retrouve :

  • établir un portrait clair de la situation, un diagnostic sur l’état du milieu concerné, en tenant compte de la question du genre,
  • élaborer un plan local appuyé par l’ensemble des ministères,
  • favoriser le recours aux tables de concertation existantes,
  • mobiliser le plus largement possible les citoyens et les partenaires,
  • obtenir des engagements formels de contribution,
  • soutenir les villes et associer les élus municipaux,
  • reconnaître la diversité des communautés,
  • assurer un soutien financier suffisant, global et récurrent.

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