Comité consultatif de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Bulletin n°7 - Mai 2013

L'emploi pour lutter contre la pauvreté : Les défis à relever
Améliorer la qualité des emplois

Séparation.

  • Les politiques publiques jouent un rôle très important quant à la cohésion sociale et la protection des personnes plus vulnérables. Un ensemble de politiques cohérentes favorise également l’intégration au marché du travail.
  • Un revenu permettant de vivre dignement est un préalable à l’intégration à l’emploi.

Principaux constats

  • On observe une tendance à la baisse de la pauvreté en général, mais une augmentation du nombre de travailleuses et travailleurs pauvres.
  • Un peu plus du quart de la main-d’œuvre québécoise, c’est-à-dire quelque 900 000 personnes, gagnent 12 $ l’heure ou moins. La majorité de ces personnes sont des femmes.
  • Le salaire minimum ne permet pas à une personne d’atteindre le seuil de faible revenu établi par Statistique Canada. Par ailleurs, étant donné qu’elles occupent souvent un emploi à temps partiel, plus des deux tiers des personnes travaillant au salaire minimum gagnent 15 548 $ ou moins par année. Rappelons, ici encore, que la majorité des personnes rémunérées au taux du salaire minimum, soit près des deux tiers, sont des femmes.
  • Des craintes sont souvent exprimées au sujet d’une augmentation trop importante du salaire minimum qui risque de nuire à la compétitivité des entreprises ou encore d’entraîner une baisse des niveaux d’emplois rémunérés à ce taux. Des études récentes, dont l’une de l’Institut de la statistique du Québec2 , démontrent le contraire. En effet, ces études indiquent plutôt qu’une augmentation très marquée du salaire minimum entre 2005 et 2010 a coïncidé avec une croissance très forte de l’emploi au salaire minimum au cours de la même période. Par ailleurs, assurer un salaire minimum qui permet de sortir de la pauvreté est une question d’équité et de justice sociale.
  • Au-delà d’un faible salaire horaire, l’une des causes de la pauvreté des personnes en emploi est sans contredit la précarisation des emplois. Aujourd’hui, quatre personnes sur dix occupent un emploi atypique, c’est-à-dire temporaire, à temps partiel, autonome, pour le compte d’une agence de placement, etc.

2. Hausse du salaire minimum au Québec et évolution de l’emploi : que disent les données statistiques?, Institut de la statistique du Québec, avril 2011.

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