Comité consultatif de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Bulletin n°7 - Mai 2013

L'emploi pour lutter contre la pauvreté : Les défis à relever
Améliorer la qualité des emplois

Séparation.

Principales recommandations

Au chapitre des politiques publiques, le Comité propose, à l’instar de nombreux autres acteurs sociaux, d’améliorer le Régime des rentes du Québec, notamment en augmentant le taux de remplacement du revenu et en accordant des crédits de rentes aux personnes qui se retirent temporairement du marché du travail pour prendre soin d’un proche. Étant donné que les femmes dépendent plus que les hommes des régimes publics pour leur revenu de retraite et qu’en outre elles s’absentent plus souvent du marché du travail pour s’occuper d’un enfant ou d’un proche, cette mesure leur serait plus particulièrement favorable.

Pour ce qui est de la sécurisation des parcours, le Comité croit qu’il y aurait lieu de créer une banque d’avantages sociaux pour les travailleurs et travailleuses pauvres ou atypiques. Cette banque ne serait pas associée à un employeur, mais aux individus. Ceci permettrait aux personnes qui doivent changer souvent d’emploi à cause des caractéristiques du marché du travail d’amasser des droits leur assurant une certaine sécurité. Le régime de retraite des groupes communautaires et de femmes est un exemple de ce type de mesure3.


3. Régime de retraite des groupes communautaires et de femmes

En ce qui concerne les lois du travail, il importe de s’assurer que le salaire minimum permet de sortir de la pauvreté. Il y aurait donc lieu de fixer un taux de salaire décent et de l’indexer annuellement. Par ailleurs, les lois du travail doivent être mises à jour pour tenir compte des nouvelles réalités du marché du travail, et, notamment, interdire les disparités de traitement selon le statut d’emploi ainsi qu’encadrer les agences de placement temporaire.

En matière de formation continue qualifiante et transférable, il est crucial de poursuivre l’amélioration des mécanismes de reconnaissance des acquis et des compétences. Le Comité suggère également que soit évaluée la faisabilité de mettre sur pied un programme de comptes individuels de formation. Ces comptes offriraient des droits rattachés aux individus et non au statut de salarié ou de chômeur. Il semble au Comité qu’il n’appartient pas uniquement aux employeurs de déterminer les plans de développement des compétences de leurs employés.

Pour améliorer la situation en emploi, les employeurs, qu’ils soient publics, privés ou d’économie sociale, ont un rôle important à jouer. Qu’il suffise de mentionner la création d’emplois de qualité, le respect des lois du travail, une préoccupation de la qualification de leur main-d’œuvre, etc.

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