Comité consultatif de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Bulletin n°14 - Mai 2015

Les mesures d'aide à l'emploi et le droit au travail :
les deux faces d'une même médaille

Séparation.

Seule une politique publique d’emploi globale, s’adressant à l’ensemble de la population active, peut assurer la cohérence des interventions en matière d’intégration et de maintien en emploi. Une telle politique doit viser à assurer un équilibre sur le marché du travail, en tenant compte des besoins de celui-ci, mais aussi des caractéristiques, des besoins et des aspirations des personnes. Elle doit non seulement viser à intégrer les personnes dans les emplois disponibles, mais aussi à créer des emplois qui correspondent au profil des personnes disponibles. Au centre des préoccupations d’une telle politique, il faut qu’il y ait l’objectif de sécuriser les parcours des personnes, c’est-à-dire les outiller pour qu’elles puissent faire face à de multiples transitions (emploi, chômage, formation, maternité, etc.), et leur assurer une sécurité économique au moyen d’un salaire décent lorsqu’elles sont en emploi et d’un soutien du revenu adéquat lorsqu’elles ne le sont pas.

L’aide à l’emploi est un secteur stratégique; les gouvernements gagnent à en faire une priorité. Nul ne devrait se voir refuser le recours à une mesure dont il a besoin pour intégrer un emploi ou s’y maintenir sous prétexte que les fonds sont épuisés. Le Comité est convaincu que, dans les faits, il en coûte plus cher de ne pas investir suffisamment dans ces domaines.

L’intégration en emploi profite à la personne et à la société dans son ensemble. Seule une intégration durable dans un emploi de qualité peut permettre aux personnes de sortir de la pauvreté, éviter en parallèle les pénuries de main-d’œuvre appréhendées et soutenir le développement économique durable du Québec.

Collectivement plus riches de moins de pauvreté, nous serons mieux…

Séparation.