Comité consultatif de lutte
contre la pauvreté et l'exclusion sociale

Bulletin n°22 – Mai 2017
ISSN 2371-4069 (En ligne)

Une augmentation substantielle du salaire minimum :
un véritable moyen de lutter contre la pauvreté

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Une mesure récurrente dans la réflexion du Comité consultatif

L'augmentation du salaire minimum revient de manière récurrente dans divers documents du Comité consultatif. Il en a fait une recommandation formelle dans deux avis : celui sur les cibles de revenu2 et celui sur la qualité de l'emploi3. Principalement dans ce dernier, le Comité mentionne qu'il faut favoriser l'accès à des emplois de qualité et à un salaire qui permet d'échapper à la pauvreté. Il considère qu'un revenu décent doit permettre à une personne de satisfaire ses besoins de base, de sortir de la pauvreté, mais aussi de participer pleinement à la société. Le niveau du salaire minimum actuel ne correspond pas à cette définition.

Le Comité souligne également dans son avis que ce sont majoritairement des jeunes et des femmes qui travaillent au salaire minimum. Contrairement au discours habituel, qui soutient qu'il s'agit avant tout d'étudiants et d'étudiantes, plus de la moitié de ces travailleuses et de ces travailleurs n'est pas aux études, ni à temps plein ni à temps partiel.

Par ailleurs, plusieurs de ces personnes travaillent à temps partiel, dont une majorité (60 %) 29 heures ou moins par semaine. Le Comité précise également que le salaire minimum doit être indexé annuellement pour pérenniser la couverture des besoins de base.


2. COMITÉ CONSULTATIF DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION SOCIALE. « Améliorer le revenu des personnes et des familles… le choix d'un meilleur avenir », Québec, 2009, 47 pages.
3. COMITÉ CONSULTATIF DE LUTTE CONTRE LA PAUVRETÉ ET L’EXCLUSION SOCIALE. « Pour assurer le droit à un travail décent : améliorer la qualité des emplois », Québec, 2013, 57 pages.

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